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Mon VTT
Pour voir l'ancien Sunn, le Wheeler, bref, le chapitre précédent, c'est par là ! Mon bon vieux Sunn me lassait, je voulais un nouveau spad. Mais lequel ? Ça serait un hard tail, avec de bons V-Brakes, et une vraie suspension, qui resterait rigide latéralement pour avoir une bonne précision de pilotage. J'ai songé à un Cannondale série F, mais la douille HeadShox n'est pas très esthétique, et le CAAD 5 n'est conçu que pour les disques. Un Specialized, j'aime bien. Un Commencal, oui ! Un bon SuperNormal, c'est ça que je veux ! En plus, Max Commencal m'annonce l'arrivée d'un nouveau cadre, plus léger, et il se décide également à fabriquer ses cadres en taille 53, idéal pour mon mètre quatre vingt quatorze. Juste un truc me chagrine, la finition anodisée. Comment va-t-elle vieillir ? De plus, j'apprends que les cadres Commencal sont pas si légers qu'annoncés. Et c'est là que mon vélociste ouvre devant moi un catalogue Kona 2003. Vous savez, Kona, ces vélos à la bouille sympa, plein de couleurs, avec leurs noms exotiques. Celui sur lequel je m'arrête est le Kula Deluxe, taillé pour le XC, avec une superbe Fox F80 RLT, la nouvelle fourche Fox dédiée aux crossmen. Me voilà sacrément emballé. Le temps de faire mes additions, mes soustractions, et je me décide à passer commande. Voici ce que ça donne, après l'avoir déssosé pour y mettre mes plus belles pièces :
Mon avis après plusieurs centaines de kilomètres : En achetant mon premier cadre en aluminium, je m'attendais à avoir un vélo assez dur, peu confortable, et pas trop vivant. Que nénies ! Tout d'abord, la magie Kona fait que l'on est bien sur ce vélo, pas vraiment allongé, pas vraiment redressé, en réglant la selle de manière assez prononcé vers l'avant, j'obtiens la bonne position de pédalage. Arrive le premier virage, pris à bonne vitesse, c'est fabuleux, il n'y a presque rien à faire, ce vélo tourne très facilement, pas de doute, le singletrack est sa came ! A basse vitesse, les choses se gâtent un peu, on est facilement déséquilibré, sûrement la faute à ma grande taille et un boîtier de pédalier trop haut qui ne favorise pas la stabilité lorsque l'effet gyroscopique des roues est absent. Dans les descentes, il faut bien surveiller le nez du vélo, sa direction facile a tendance à partir en sucette si l'on n'y prend pas garde. En côte, c'est une balle, bien posé sur la selle, les coudes tenus bas, ça file ! Reste qu'il faut vraiment avoir la forme pour exploiter ce bike, il déborde d'énergie, l'envie d'attaquer est omniprésente à son guidon, surtout lorsqu'une série de pif-paf se profile à l'horizon. Mais ce vélo est encore plus impressionnant en roulant doucement, le moindre coup de pédale vous fait avancer avec une facilité déconcertante, un régal pour aller chercher le pain ! Pour conclure, j'attendrais la fin d'un raid longue distance, histoire de juger son confort. A priori, sa grande taille et le tubeless tempèrent son côté tape-cul. Dans la rubrique Le Matos en VTT, vous trouverez les tests des pièces de ce Kona.
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