Le Matos

Qu'est ce que ça vaut ? Sur cette page, j'essaierai de répondre à cette question, le plus objectivement possible, avec quelques dossiers.

Le Tubeless - Cross Max II - Fourche Obsys 40 - Selle Flite Trans Am  - Fox Forx F80 RLT

 

Fourche Fox Forx F80 RLT

Fox produit des fourches depuis très peu de temps, et pourtant c'est une référence incontestable aujourd'hui. Pour 2003, arrive en France la F80 RLT conçu pour le cross country. Avec ses fourreaux monstrueux de 32 mm, c'est sûrement la plus rigide de la catégorie, après les hideuses Headshox de Canondale. Pas de problème de torsion dans les épingles négociées à toc ! Niveau amortissement, c'est un régal. La détente est réglable par une molette en alu, un levier permet de bloquer la fourche, une seconde molette permet de jouer sur le niveau de dureté du blocage. Personnellement je laisse 20-30 mm de débattement ce qui permet à la fourche de s'enfoncer suffisamment pour donner une meilleure assiette au vélo dans les côtes, en étant un peu plus sur l'avant. Contrairement à l'Obsys, il ne faut pas hésiter à mettre un peu plus d'air dans la fourche qu'indiqué dans le manuel, sous peine d'avoir une fourche vraiment très (trop) moelleuse à l'américaine ! Finalement, la F80 est un super produit, pas trop lourde (1590 g avec pivot de 240 mm), elle se mêle à merveille au cadre Kona !

Fourche Obsys 40

A l'origine, cette fourche développée par Sunn et Olivier Bossard est conçu pour une utilisation sportive. Le débattement est limité à 40 mm, et le fonctionnement assez "rude". L'obstacle système est une suspension oléopneumatique, avec des pièces d'alu usinées qui donnent un look sympa à cette fourche. Avec 40mm, les compétences de cette fourche sont assez limitée, pour plus de confort, il ne faut pas hésiter à descendre en pression. En effet, initialement cette fourche reposait sur un concept neutralisant totalement le phénomène de pompage. Il est vrai qu'en respectant les pressions préconisée par le constructeur la fourche ne pompe pas d'un poil, même en danseuse, mais le confort en prend un coup. De par son faible débattement et son T monstrueux pour une si petite fourche, l'Obsys se montre assez rigide latéralement, ce qui est bon pour la précision de pilotage. En conclusion, disons que l'Obsys est un pur produit de crossmen, elle n'était pas si mal à l'époque où elle est sortie, mais il est vrai qu'aujourd'hui le pratiquant recherche beaucoup plus de confort que l'Obsys ne peut en apporter. 

 

Le Tubeless 

Au revoir la chambre à air... Ce concept vient tout juste de débarquer dans le monde VTT, et forcément tout le monde en parle. Depuis maintenant 1 an je roule en tubeless, j'ai donc eu le temps de peser le pour et le contre. Les points positifs, tout le monde les connaît, ils inondent les magazines qui ne sont pas toujours très objectifs... La légèreté... ça fait longtemps que je n'y crois plus. Pour le même prix, en Tubewith (avec chambre à air), on arrive à avoir des roues plus légères (Cross Max ancienne génération + pneu Hutchinson Python Air Light + chambre à air AIR-B en latex par exemple). Certes la différence de poids n'est pas énorme. Par contre, une chose est certaine, le jour où l'on disposera de pneus fiables Tubeless à moins de 600 g on pourra dire que le Tubeless sera plus léger que le Tubewith, mais ça, c'est pas encore pour aujourd'hui. Deuxième avantage annoncé : motricité. Là je dis oui, je suis tout à fait d'accord. J'ai fait toute l'année avec un Python Tubeless, et jamais je ne me suis dis "ça n'accroche pas" (hormis dans des conditions "patinoires boueuses"). Je pense que l'absence de chambre permet une meilleure déformation du pneu, et donc cela augmente la surface de contact. Résultat : un meilleur grip, à pression et à pneu équivalent. Par ailleurs, avec un Tubeless on peut se permettre une pression comprise entre 2 et 2,5 bars. J'ai l'habitude de mettre à peu près 2,3. À 2 bars, j'ai l'impression de rouler sur des œufs, et on risque de déjanter sur une mauvaise réception. À 2,5 bars, je trouve que c'est un peu trop, on perd en confort et surtout en rendement (j'y reviendrai plus tard). J'ai donc choisi de mettre 2,3 ce qui me semble être le meilleur compromis. Selon moi, un des plus gros désavantage du Tubeless est le déjantage. En effet, on prend l'habitude de rouler à de basses pressions, et tant que l'on roule "normalement" tout se passe idéalement, avec l'impression de rouler dans du coton, ce qui est vraiment génial. Au revoir les méchantes vibrations ! Mais dès que l'on attaque un peu, avec quelques sauts et quelques situations un peu hard-core, il suffit d'une mauvaise réception le guidon un peu de travers, et clash ! Ça fait un drôle de bruit qui résonne, et en même temps on perd un bon coup de pression (entre 0.5 et 1 bars) ce qui est vraiment gênant... Pour remédier à ce problème, je fais bien gaffe à ce que le pneu soit dans de parfaites conditions lors du montage (avec du bon savon), et je vais bien au dessus des 4 bars évoqués par Mavic pour le montage (jusqu'à 5-6 bars). Évidemment, si je viens de crever et que je suis en rase campagne, je remonte le tout de mon mieux, en sachant bien qu'il va falloir rouler "normal" pour rentrer au bercail, sans trop faire l'idiot. Mais normalement, y'a pas de lézards ! Un autre point du Tubeless que j'apprécie, c'est le rendement. Cela peut paraître surprenant, car, en descendant en pression on gagne en rendement... En fait ce gain de rendement est dû au gain en motricité. Car en VTT, votre roue n'arrête pas d'aller buter contre les petites aspérités de votre singletrack préféré. Avec la basse pression, et l'absence de chambre, votre pneu est plus propice à absorber tout ce tas de micro bosses et de micro trous. Conséquence : augmentation de la surface de contact, une bien meilleur accroche. Le moteur tourne moins dans le vite, et il y a donc plus de puissance efficace. J'avoue que c'est assez bluffant. Je roule souvent au milieu des vignes bordelaises où de nombreux tracteurs laissent leurs empruntes qui me secouaient comme un poireau, et dont je me joue maintenant ! À 30 à l'heure dans les vignes, no problem ! 

Parlons maintenant crevaison... J'en vois qui sourient déjà. Moi aussi. J'ai jamais été aussi peu emmerdé par les crevaisons que cette année. Ma principale cause de crevaison était les épines, les ronces par exemple. Et bien maintenant, les ronces elles restent plantées dans le pneu jusqu'à la fin de la sortie, et je répare à la maison. Le trou me fait perdre un peu de pression, mais rien d'alarmant sur 2-3 heures, rien de sensible. Je me trimballe quand même 2 chambres à air dans le sac en permanence depuis que je suis en Tubeless, histoire de pouvoir affronter le pire ! Et le pire c'est quand la valve tubeless casse... Obligé de mettre une chambre à air, et d'attendre plusieurs semaines avant de s'en procurer une nouvelles. 

 

CROSS MAX II

Pas beaucoup de défaut à vrai dire. La Cross Max, c'est la roue haut de gamme de XC par excellence. Tout en étant parmi les plus légères, elle est également très fiable, et nécessite un entretien vraiment réduit. Elle me semble nettement plus robuste par rapport au modèle précédent. Les rayons assez épais sont sensibles aux rayures, ce qui est un peu dommage. Pour la céramique, la qualité de freinage varie beaucoup selon les patins. Selon les rumeurs, il faut absolument éviter les patins Shimano Céramique, car ils glacent la jante, bref : poubelle ! Personnellement j'ai essayé les patins Kool Stop : assez progressifs, ils vont bien sur le sec. Sur le mouillé c'est pas terrible. Pareil pour les patins Fibrax. Les Fibrax donnent une mauvaise sensation de freinage, mais avec un peu de rodage, tout va mieux, sans atteindre l'efficacité des Kool Stop. Les Avid sont encore mieux, et freinent en toutes conditions.

Côté moyeu, ceux de la Cross Max II sont vraiment fabuleux ! Un an d'utilisation, zéro entretien, et ils sont comme neufs. J'ai juste dû resserrer le moyeu arrière d'un trente deuxième de tour au bout d'un mois, et depuis : rien. C'est la perfection. Petite mise à jour au moment où j'écris ces lignes : le moyeu avant de ma Cross Max s'est mis à couiner, j'ai du démonter, regraisser, avec méthode c'est pas trop compliqué, et c'est réparé ! Ouf !

Autre soucis sur les Cross Max : les leviers de serrage rapide ont la partie en plastique qui se fait la malle, rendant impossible l'utilisation du serrage rapide. 

 

Selle Flite Trans Am

Une bonne forme, du bon cuir. J'insiste sur le cuir. J'ai eu longtemps du kevlar, c'est incomparable par rapport au cuir. Le cuir est bien plus malléable, bien plus agréable. Lors des premières sorties sous la pluie, il faut se méfier car le cuir glisse horriblement, les choses s'arrangent avec le temps. Par contre, il paraitrait que les Flite se creusent avec le temps, ce qui n'est pas encore sensible au bout d'un an et demi.

La Flite Trans Am présente la particularité d'avoir un trou au niveau du périnée. Selon nos amis scientifiques, la stérilité chez le cycliste est dû à une compression trop importante au niveau de ce périnée. Le fait de mettre un trou à ce niveau sur la selle permet de transférer les masses sur l'arrière, au niveaux des 2 ischions. Bref, il paraît que c'est mieux. Ce qu'il y a de sûr, c'est que ça n'enlève rien (paradoxal...), alors pourquoi s'en priver !   

Lors du Grand Raid Cristalp, au bout de 9h50 de pédalage réel, pas de mal, comme quoi, cette selle est vraiment ce qu'il se fait de mieux ! 

 

 

 

 

Accueil ] Tour du Mont Blanc à VTT ] Mon VTT ] La galerie des sons et des images ] L'histoire du VTT ] [ Le matos en VTT ] Les disciplines du VTT ] Les spots de VTT ] Les techniques du VTT ] Liens vététestres ] Grand Raid Cristalp ]

 

©2003 - Reproduction interdite -